Louise Bienvenue et Andréanne LeBrun

Publiée le 25 août 2016*

Professeure titulaire au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke et chercheure au Centre d’histoire des régulations sociales, Louise Bienvenue est spécialiste de l’histoire du Québec contemporain. Ses publications récentes abordent l’histoire du réseau de protection de la jeunesse aux XIXe et XXe siècles ainsi que l’histoire des collèges classiques. Elle complète présentement une enquête d’histoire orale auprès des anciens de Boscoville (1941-1997), un centre de rééducation pour mineurs. Depuis 2013, elle est aussi directrice de la Revue d’histoire de l’Amérique française.

Andréanne LeBrun est candidate au doctorat en histoire et chargée de cours à la Faculté d’Éducation de l’Université de Sherbrooke. Son mémoire de maîtrise analysait les différents modèles de citoyenneté et de participation politique enseignés dans les écoles du Québec entre 1943 et 1967. Avec le soutien du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de la Fondation Trudeau, ses recherches doctorales explorent les représentations collectives de la fonction sociale de la jeunesse, et plus particulièrement de l’adolescence, dans les discours psychopédagogiques, médiatiques et politiques entre 1943 et 1985 au Québec. Lire la suite…

Maggie Jane Elmore

Published on August 22, 2016

Maggie Elmore is a doctoral candidate in US history at the University of California, Berkeley. She’s a former Harry Middleton Fellow in Presidential Studies and a current research fellow at the Bancroft Library. She is currently completing a dissertation, “Claiming the Cross: How Ethnic Mexicans, the Church, and the State Forged an Alliance that Transformed America’s Most Powerful Church, 1923-1986” under the direction of Mark Brilliant. Her scholarship examines how the forging of a church-state partnership between the US federal government and the US Catholic Church impacted ethnic Mexicans – both US citizens and non-citizen residents – and how ethnic Mexicans strategically used that alliance to fight for a more inclusive Catholic Church and US society during the twentieth century. Lire la suite…

Martin Petitclerc

Publié le 16 août 2016*

Martin Petitclerc est professeur au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal et directeur du Centre d’histoire des régulations sociales (CHRS). Il est également chercheur au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ). Depuis une quinzaine d’années, il mène avec ses collègues du CHRS des recherches sur l’histoire de la « question sociale », des mouvements sociaux et de la formation de l’État au Québec. Au-delà des objets de recherche spécifiques à chaque chercheur, l’équipe du CHRS aborde l’étude des problèmes sociaux comme un révélateur des fondements politiques de l’ordre social, en se concentrant principalement sur la société québécoise depuis le XIXe siècle. C’est ce lien entre les problèmes sociaux et une société donnée que révèle le concept de régulations sociales. En effet, ce qu’une société considère comme un problème social (ou pas) est étroitement lié à la façon dont, historiquement, les rapports sociaux (de classe, de sexe, de race, etc.) qui la constituent se sont institutionnalisés dans la société civile et au sein de l’État. Ses enseignements et son travail d’encadrement à la maîtrise et au doctorat portent sur ces thématiques, de même que sur la théorie de l’histoire, sur l’historiographie et sur l’épistémologie.


Entrevue par Benoit Marsan.


Benoit Marsan : D’où vient l’idée d’organiser un colloque portant sur la question sociale et la citoyenneté ?

Martin Petitclerc : Il y a un double constat qui frappe, je crois, tout historien ou historienne intéressé par la question sociale. D’abord, celui d’avoir vu une thématique fondatrice des sciences humaines, et cela dès la transition au capitalisme et au libéralisme au XIXe siècle, être progressivement délaissée par l’historiographie des vingt-cinq dernières années. Cela est évidemment lié aux bouleversements politiques associés à l’effondrement du marxisme et à la montée du néolibéralisme. Parallèlement, un grand nombre d’historiens se sont détournés de l’analyse du pouvoir et des conflits sociaux, de l’économie et de l’État. En témoigne la « crise de l’histoire sociale » qui a fait l’objet de nombreux diagnostics dans la plupart des pays occidentaux. Il est symptomatique, me semble-t-il, de voir le succès planétaire du livre de l’économiste Thomas Piketty sur les inégalités sociales qui a fait ce que les historiens et les historiennes ont de plus en plus refusé de faire. Le succès de ce livre illustre peut-être, à mon avis, l’échec de la discipline historique à analyser sérieusement les inégalités sociales au cours des deux ou trois dernières décennies. Notre colloque est une façon de réunir des chercheurs et des chercheuses qui ressentent cette nécessité de recentrer l’analyse historique sur ces problèmes, en ayant recours bien sûr à une variété de méthodes et de perspectives.

Lire la suite…

Marie-Claude Thifault

Publié le 8 août 2016*

Marie-Claude Thifault est historienne, professeure titulaire à l’École des sciences infirmières de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, directrice de l’Unité de recherche sur l’histoire du nursing et titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en santé. Ses projets de recherche les plus récents s’intéressent à la déshospitalisation psychiatrique au sein des communautés linguistiques en situation minoritaire ainsi qu’à l’évolution du nursing psychiatrique.


Entrevue par Benoît Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 2 septembre à 9 h intitulée « Parcours psychiatriques transinstitutionnels en contexte culturel francophone ».


Benoit Marsan : Vous êtes à la fois spécialiste de l’histoire de la santé mentale et de l’histoire des femmes. En quoi l’étude du genre permet d’enrichir notre compréhension de l’histoire de la santé et de la maladie au Canada ?

Marie-Claude Thifault : Mon projet « Des institutions et des femmes » sur le nursing psychiatrique propose d’analyser le rôle des infirmières dans l’histoire de la psychiatrie québécoise, afin de rendre compte de l’impact du genre dans le développement des stratégies gouvernementales et institutionnelles en matière de santé mentale au Québec. Aussi, cette étude participe à déconstruire ce qui a été trop largement repris à la suite du rapport Bédard sur la Commission d’études des hôpitaux psychiatriques en 1962, soit la disqualification de la contribution des religieuses et du dynamisme institutionnel de leur œuvre dans les pratiques sociales de l’assistance, de l’accompagnement, de l’éducation et du soin. L’étude du genre permet de repenser les rôles sociaux de sexes dans les vastes champs de la médecine et de la santé. L’historiographie est encore trop silencieuse sur ce propos. De là est née l’idée du projet d’ouvrage collectif L’incontournable caste des femmes. Histoire des services de santé au Québec et au Canada (2012).

Lire la suite…

Dan Horner

Published on August 11, 2016

Dan Horner is assistant professor at Ryerson University, Department of Criminology. He holds a PhD in History from York University. His research focuses on the notion of public order and crowd events in nineteenth-century urban contexts.


An interview by Martin Robert, in preparation of the communication to be given on August 31 at 10:30 a.m. entitled « Policing the Disorderly Migrant on Montreal’s Urban Fringe, 1840-1850. »


What was your original interrogation when you started to study crowd events in nineteenth-century Montreal for your doctoral dissertation?

When I first embarked on my doctoral project my plan was to write about protest and political violence on the streets of nineteenth-century Montreal. When I began combing through the newspapers in search of reports on this, however, I realized how collective violence was unfolding against the backdrop of a much wider array of crowd events—parades, religious processions, public celebrations and funeral processions—to give just a few examples. The riots that had originally pulled me towards this topic were, in other words, just one example of many of people using the streets of a tumultuous urban environment like mid-nineteenth-century Montreal to advance their political agenda; policing riots was just one way that civic elites were wrapping their heads around the project of making an orderly city—organizing parades and other crowd events were also an important tool at their disposal.

Lire la suite…

François Deschamps

Publié le 28 juillet 2016*

François Deschamps est candidat au doctorat en histoire à l’UQAM sous la direction de Martin Petitclerc et Donald Fyson. Il a complété un mémoire de maîtrise en histoire en 2011, sous la supervision de Jean-Marie Fecteau, dans lequel il a analysé le discours radical tory au Bas-Canada, de 1835 à 1840, sa source documentaire largement inédite étant le journal Montreal Herald. Son mémoire lui a valu le 3e prix de la Fondation Jean-Charles Bonenfant. Une version adaptée de ses recherches a été publiée en 2015 aux Presses de l’Université Laval, sous le titre La « rébellion de 1837 » à travers le prisme du Montreal Herald, la refondation par les armes des institutions politiques canadiennes.


Entrevue par Benoit Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 31 août à 10 h 30 intitulée « Citoyenneté, État, sécurité publique : les limites de la liberté d’association au Bas-Canada, 1835-1838 ».


Benoit Marsan : Comment s’articule la question sociale dans le Bas-Canada des années 1830 et plus particulièrement comment se pose-t-elle à la lumière des rébellions de 1837 et 1838 ?

François Deschamps : Bonne question, un peu embêtante même. La considération du contexte global des années 1830 est fondamentale. Dans l’historiographie des dernières années, le concept de « révolution atlantique » joue un rôle englobant. La période s’ouvre avec la guerre civile britanno-américaine (1774-1783), relayée par les phases de radicalisation et d’extension de la Révolution française à l’Europe puis aux Amériques avec l’effondrement du système colonial espagnol et portugais. Le ferment secret de toute cette période de turbulence a trait peut-être au scandale de la traite des Noirs et à l’esclavagisme. Le haut risque de révolte effraie les élites coloniales. Après 1815, en dépit de la Pax britannica, les poussées démocratiques continuent à perturber l’ordre social en Angleterre jusqu’au Reform Bill de 1832 où les bases de la démocratie parlementaire moderne sont jetées. L’aspiration républicaine des Patriotes se situe à la queue de cette nébuleuse. On ne peut lui rendre justice sans la recadrer dans le contexte de tutelle coloniale britannique et le mouvement migratoire de masse en partance des îles britanniques vers l’Amérique du Nord. À la fin du premier tome de la Démocratie en Amérique, Tocqueville prend en bloc d’ailleurs le monde anglo-américain et évalue le sort des perdants : les esclaves noirs, les Amérindiens et, quand on lit bien, en filigrane, les Canadiens.

Lire la suite…

Julien Prudhomme

Publié le 18 juillet 2016*

Julien Prudhomme est historien et se préoccupe des mutations de l’expertise et de ses usages, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Chercheur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), il travaille actuellement sur l’histoire des difficultés d’apprentissage, de l’autisme et de la déficience intellectuelle dans le Québec des 20e et 21e siècles.


Entrevue par Noémie Charest-Bourdon, en vue de la communication qui aura lieu le 2 septembre à 9 h intitulée « Réparer le citoyen : l’expertise et l’adaptation des enfants handicapés, 1965-2015 ».


Noémie Charest-Bourdon : Parlez-nous d’abord un peu de votre parcours et de vos intérêts de recherche.

Julien Prud’homme : Je suis fondamentalement un historien des professions ; des professions de santé, de l’éducation et d’autres domaines, à partir desquels je me veux un historien de l’expertise au Québec entre les années 1940 et aujourd’hui. J’essaie de voir comment la figure de l’expert et la nature des expertises qui sont employées, particulièrement sur les gens et auprès des gens, évoluent dans le temps, d’où la communication que je présenterai au colloque. Dans celle-ci, je vais mettre en scène des experts qui agissent sur des personnes en difficultés, qui, par exemple, ont des difficultés d’ordre cognitives et comportementales, pour voir dans quelle mesure les personnes qui dérogent de la norme sont vues comme des objets d’expertise.

Je me suis également intéressé au phénomène de l’expertise dans des contextes différents. Par exemple, j’ai publié un article dans lequel je me suis penché sur l’histoire des débats sur l’aménagement paysager dans les années 1970 et sur l’élaboration de l’expertise dans ce domaine au Québec. L’étude de différents visages de l’expertise me permet de monter en généralité et de pouvoir comparer, de tenir un propos plus général sur l’évolution du personnage de l’expert au XXe siècle. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle je travaille actuellement sur le domaine de l’éducation, et des difficultés d’apprentissage, qui bien qu’il ne soit pas si éloigné du domaine de la santé constitue un monde à part.

Lire la suite…

Sébastien Rioux

Publié le 21 juillet 2016*

Sébastien Rioux est professeur au Département de géographie de l’Université de Montréal. Ses recherches gravitent autour des thèmes que sont l’économie politique de l’alimentation et du bien-être, la géographie du travail et de la santé, ainsi que la sociologie du développement. À l’heure actuelle, il travaille sur le rôle des politiques rizicoles sur la sécurité alimentaire, le développement économique et les réformes agraires en Asie du Sud-Est.


Entrevue par Benoit Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 31 août à 13 h 30 intitulée « Un festin de Tantale : La faim, la famine et la formation de la classe ouvrière britannique entre 1830 et 1914 ».


Benoit Marsan : Des phénomènes tels la faim et la famine ne sont pas propres au capitalisme. Comment alors ces enjeux se transforment-ils par rapport à la Grande-Bretagne du 17e et du 18e siècle ?

Sébastien Rioux : Certes, le capitalisme n’invente ni la faim ni la famine. À mon sens, une dimension essentielle pour comprendre l’évolution de ces phénomènes réside dans l’accroissement de la distance physique, institutionnelle et sociale entre le capitalisme « agraire » des 17e et 18e siècles et un capitalisme industriel qui émerge à partir de la fin du 18e siècle. Il ne s’agit donc pas simplement de rendre compte du processus historique par lequel les producteurs directs sont séparés de leurs moyens de production, mais aussi de comprendre la dissolution graduelle des normes, responsabilités, devoirs et relations de pouvoir qui jusque là unissaient les acteurs sociaux.

L’effritement graduel des responsabilités et devoirs ayant historiquement uni la paysannerie et l’aristocratie terrienne, de même que la recomposition progressive de ce lien à travers la formation d’une classe ouvrière et d’une bourgeoisie devant toutes deux assurer leur reproduction par le truchement du marché, transformeront durablement la faim et la famine en phénomènes sociaux. Dans une société capitaliste, ceux-ci ne sont jamais le résultat d’un manque de nourriture, mais plutôt de l’incapacité des classes les plus pauvres à obtenir des aliments de qualité en quantité suffisante et à prix abordable. Dans la mesure où l’abondance de nourriture est caractéristique des relations sociales capitalistes, la faim et la famine sont autant d’expressions corporelles des inégalités économiques fondamentales traversant les sociétés modernes.

Lire la suite…

Caroline Durand

Publié le 26 juillet 2016*

Grâce à son ouvrage récent, Nourrir la machine humaine (2015), Caroline Durand est reconnue comme la spécialiste de l’histoire politique de la construction des normes associées à la bonne alimentation au Canada. Sa présentation s’inscrira dans une séance sur les politiques du corps dans les années 1960 à 1970. L’historienne abordera la question sociale du point de vue de l’alimentation et de la santé et explorera, plus particulièrement, l’évolution des pratiques de consommation à la lumière de nouvelles exigences normatives associées à la compétence citoyenne. Derrière la panoplie de discours normatifs ciblant avec une intensité nouvelle « le consommateur » de denrées alimentaires et l’enjoignant à cultiver sa santé, on peut lire un projet politique et comprendre comment se réorganise le lien entre l’État et le corps de ses citoyens


Propos recueillis et mis en forme par Martin Robert, en vue de la communication qui aura lieu le 2 septembre à 13 h 30 intitulée « Consommateur averti, citoyen compétent, individu bien nourri? Alimentation, consommation et nutrition durant les années 1970 ».


Martin Robert : Comment cette idée de communication s’inscrit-elle dans vos recherches ?

Caroline Durand : Le point de départ de mon idée de communication, c’est l’instauration par le gouvernement fédéral en 1973 d’une commission d’enquête, La commission de surveillance du prix des produits alimentaires pour répondre à une pression sociale qui se plaignait de la hausse du coût de la vie. On sort du front commun de 1972, les mouvements sociaux ont des discours extrêmement militants, très radicaux. Le gouvernement fédéral tente de calmer les ardeurs et cette commission d’enquête est une des manières par lesquelles il tente de montrer qu’il se préoccupe de la hausse du coût de la vie. Cette commission a publié une soixantaine de rapports, dont certains s’adressent directement à la population et formulent une série de discours normatifs sur les manières d’être un bon consommateur dans la société de consommation moderne.

Lire la suite…

Cory Verbauwhede

Publié le 14 juillet 2016*

Cory Verbauwhede est avocat et candidat au doctorat en histoire à l’UQAM sous la direction de Martin Petitclerc (CHRS, UQAM) et Marie-Claude Prémont (ENAP). Ses principaux intérêts de recherche sont le droit social, l’histoire du droit et l’État providence. Dans le cadre du colloque Question sociale et citoyenneté, il propose une communication intitulée « Claude Castonguay, champion du social malgré lui : réflexions sur le “welfare state moment” québécois ». Dans cette présentation, il cherche à questionner les fondements de l’État providence en problématisant le mythe du héros fondateur de l’assurance maladie québécoise.


Entrevue par Benoit Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 1er septembre à 15 h intitulée « Claude Castonguay, champion du social malgré lui : Réflexions sur le ‘Welfare State moment’ québécois ».


Benoit Marsan : Pourquoi étudier un personnage comme Claude Castonguay?

Cory Verbauwhede : Claude Castonguay, le mal-nommé « père » de l’assurance maladie qui a inspiré le nom, à une époque très répandu, de la carte donnant droit à des services médicaux et hospitaliers universels et gratuits, la « castonguette », est un acteur tout à fait fascinant pour qui veut comprendre les complexités et ambiguïtés de l’État providence, et ce pour plusieurs raisons. Étant un immigrant au Québec, je ne l’ai « rencontré » qu’au sortir de mes études de droit, alors que mon intérêt pour le droit social m’avait amené à voir le système public de santé comme le programme le plus abouti de l’État providence québécois et canadien. L’arrêt Chaoulli c. Québec de la Cour suprême du Canada, publié en 2005 pendant l’été de ma dernière année d’études, a remis en question ce programme en ouvrant l’assurance maladie à une concurrence potentiellement fatale de la part des assureurs privés, une décision que les trois juges dissidents (sur sept!) ont comparé aux décisions réactionnaires de la Cour suprême des États-Unis cent ans plus tôt qui avaient notamment invalidé des lois établissant un nombre quotidien maximal d’heures de travail au nom de la liberté contractuelle. C’est cet arrêt tout à fait absurde en termes de droits humains qui a lancé ma croisade pour tenter de sauver l’assurance maladie universelle des puissantes forces qui le menaçaient, et en premier plan … de Claude Castonguay lui-même.

Lire la suite…