Louise Bienvenue et Andréanne LeBrun

Publiée le 25 août 2016*

Professeure titulaire au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke et chercheure au Centre d’histoire des régulations sociales, Louise Bienvenue est spécialiste de l’histoire du Québec contemporain. Ses publications récentes abordent l’histoire du réseau de protection de la jeunesse aux XIXe et XXe siècles ainsi que l’histoire des collèges classiques. Elle complète présentement une enquête d’histoire orale auprès des anciens de Boscoville (1941-1997), un centre de rééducation pour mineurs. Depuis 2013, elle est aussi directrice de la Revue d’histoire de l’Amérique française.

Andréanne LeBrun est candidate au doctorat en histoire et chargée de cours à la Faculté d’Éducation de l’Université de Sherbrooke. Son mémoire de maîtrise analysait les différents modèles de citoyenneté et de participation politique enseignés dans les écoles du Québec entre 1943 et 1967. Avec le soutien du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de la Fondation Trudeau, ses recherches doctorales explorent les représentations collectives de la fonction sociale de la jeunesse, et plus particulièrement de l’adolescence, dans les discours psychopédagogiques, médiatiques et politiques entre 1943 et 1985 au Québec. Lire la suite…

Marie-Claude Thifault

Publié le 8 août 2016*

Marie-Claude Thifault est historienne, professeure titulaire à l’École des sciences infirmières de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, directrice de l’Unité de recherche sur l’histoire du nursing et titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en santé. Ses projets de recherche les plus récents s’intéressent à la déshospitalisation psychiatrique au sein des communautés linguistiques en situation minoritaire ainsi qu’à l’évolution du nursing psychiatrique.


Entrevue par Benoît Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 2 septembre à 9 h intitulée « Parcours psychiatriques transinstitutionnels en contexte culturel francophone ».


Benoit Marsan : Vous êtes à la fois spécialiste de l’histoire de la santé mentale et de l’histoire des femmes. En quoi l’étude du genre permet d’enrichir notre compréhension de l’histoire de la santé et de la maladie au Canada ?

Marie-Claude Thifault : Mon projet « Des institutions et des femmes » sur le nursing psychiatrique propose d’analyser le rôle des infirmières dans l’histoire de la psychiatrie québécoise, afin de rendre compte de l’impact du genre dans le développement des stratégies gouvernementales et institutionnelles en matière de santé mentale au Québec. Aussi, cette étude participe à déconstruire ce qui a été trop largement repris à la suite du rapport Bédard sur la Commission d’études des hôpitaux psychiatriques en 1962, soit la disqualification de la contribution des religieuses et du dynamisme institutionnel de leur œuvre dans les pratiques sociales de l’assistance, de l’accompagnement, de l’éducation et du soin. L’étude du genre permet de repenser les rôles sociaux de sexes dans les vastes champs de la médecine et de la santé. L’historiographie est encore trop silencieuse sur ce propos. De là est née l’idée du projet d’ouvrage collectif L’incontournable caste des femmes. Histoire des services de santé au Québec et au Canada (2012).

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Julien Prudhomme

Publié le 18 juillet 2016*

Julien Prudhomme est historien et se préoccupe des mutations de l’expertise et de ses usages, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Chercheur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), il travaille actuellement sur l’histoire des difficultés d’apprentissage, de l’autisme et de la déficience intellectuelle dans le Québec des 20e et 21e siècles.


Entrevue par Noémie Charest-Bourdon, en vue de la communication qui aura lieu le 2 septembre à 9 h intitulée « Réparer le citoyen : l’expertise et l’adaptation des enfants handicapés, 1965-2015 ».


Noémie Charest-Bourdon : Parlez-nous d’abord un peu de votre parcours et de vos intérêts de recherche.

Julien Prud’homme : Je suis fondamentalement un historien des professions ; des professions de santé, de l’éducation et d’autres domaines, à partir desquels je me veux un historien de l’expertise au Québec entre les années 1940 et aujourd’hui. J’essaie de voir comment la figure de l’expert et la nature des expertises qui sont employées, particulièrement sur les gens et auprès des gens, évoluent dans le temps, d’où la communication que je présenterai au colloque. Dans celle-ci, je vais mettre en scène des experts qui agissent sur des personnes en difficultés, qui, par exemple, ont des difficultés d’ordre cognitives et comportementales, pour voir dans quelle mesure les personnes qui dérogent de la norme sont vues comme des objets d’expertise.

Je me suis également intéressé au phénomène de l’expertise dans des contextes différents. Par exemple, j’ai publié un article dans lequel je me suis penché sur l’histoire des débats sur l’aménagement paysager dans les années 1970 et sur l’élaboration de l’expertise dans ce domaine au Québec. L’étude de différents visages de l’expertise me permet de monter en généralité et de pouvoir comparer, de tenir un propos plus général sur l’évolution du personnage de l’expert au XXe siècle. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle je travaille actuellement sur le domaine de l’éducation, et des difficultés d’apprentissage, qui bien qu’il ne soit pas si éloigné du domaine de la santé constitue un monde à part.

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Sébastien Rioux

Publié le 21 juillet 2016*

Sébastien Rioux est professeur au Département de géographie de l’Université de Montréal. Ses recherches gravitent autour des thèmes que sont l’économie politique de l’alimentation et du bien-être, la géographie du travail et de la santé, ainsi que la sociologie du développement. À l’heure actuelle, il travaille sur le rôle des politiques rizicoles sur la sécurité alimentaire, le développement économique et les réformes agraires en Asie du Sud-Est.


Entrevue par Benoit Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 31 août à 13 h 30 intitulée « Un festin de Tantale : La faim, la famine et la formation de la classe ouvrière britannique entre 1830 et 1914 ».


Benoit Marsan : Des phénomènes tels la faim et la famine ne sont pas propres au capitalisme. Comment alors ces enjeux se transforment-ils par rapport à la Grande-Bretagne du 17e et du 18e siècle ?

Sébastien Rioux : Certes, le capitalisme n’invente ni la faim ni la famine. À mon sens, une dimension essentielle pour comprendre l’évolution de ces phénomènes réside dans l’accroissement de la distance physique, institutionnelle et sociale entre le capitalisme « agraire » des 17e et 18e siècles et un capitalisme industriel qui émerge à partir de la fin du 18e siècle. Il ne s’agit donc pas simplement de rendre compte du processus historique par lequel les producteurs directs sont séparés de leurs moyens de production, mais aussi de comprendre la dissolution graduelle des normes, responsabilités, devoirs et relations de pouvoir qui jusque là unissaient les acteurs sociaux.

L’effritement graduel des responsabilités et devoirs ayant historiquement uni la paysannerie et l’aristocratie terrienne, de même que la recomposition progressive de ce lien à travers la formation d’une classe ouvrière et d’une bourgeoisie devant toutes deux assurer leur reproduction par le truchement du marché, transformeront durablement la faim et la famine en phénomènes sociaux. Dans une société capitaliste, ceux-ci ne sont jamais le résultat d’un manque de nourriture, mais plutôt de l’incapacité des classes les plus pauvres à obtenir des aliments de qualité en quantité suffisante et à prix abordable. Dans la mesure où l’abondance de nourriture est caractéristique des relations sociales capitalistes, la faim et la famine sont autant d’expressions corporelles des inégalités économiques fondamentales traversant les sociétés modernes.

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Benoit Marsan

Publié le 30 juin 2016*

Benoit Marsan, candidat au doctorat en histoire du Centre d’histoire des régulations sociales et chargé de cours à l’UQAM et à l’UQO, vient de publier un ouvrage sur le Parti communiste du Canada et les sans-emploi pendant la crise des années 1930 à Montréal. Il propose d’analyser le rôle de leur mobilisation dans la construction du problème social qu’est le chômage.


Entrevue par Cory Verbauwhede, en vue de la communication qui aura lieu le 31 août à 13 h 30 intitulée « Chômage et citoyenneté à Montréal, 1929-1939 ».


Selon Benoit Marsan, c’est grâce à la mobilisation citoyenne des sans-emploi et à leurs demandes de droits et de justice sociale que le principe de l’assurance a acquis une véritable légitimité au Québec et au Canada dans les années 1930. Paradoxalement, le chômage est devenu constitutif de l’identité de classe des travailleurs, en tant que risque partagé dont il faut pouvoir se prémunir.

Cory Verbauwhede : Parlez-nous un peu du phénomène que certains décrivent comme « l’invention du chômage ».

Benoit Marsan : Pour schématiser, il y a deux principaux courants historiographiques. Le premier part du point de vue de l’État et des élites, et le deuxième adopte la perspective des sans-emploi. Ces deux courants ne portent pas le même regard sur le chômage en tant que phénomène.

Par exemple, Christian Topalov étudie comment le mouvement philanthropique et les réformateurs sociaux s’intéressaient au problème du chômage à la fin du XIXe siècle et comment l’État en est venu à intervenir sur le phénomène. C’est donc une histoire qui part du haut de la structure sociale et qui est très institutionnelle. Pour ces analystes, le chômage apparaît lorsqu’on commence à comptabiliser les statistiques en vue de la mise en place de programmes qui nécessitent de distinguer les sans-emploi des pauvres en général, notamment afin de réguler davantage le marché du travail.

L’autre courant, dont je fais partie, est d’inspiration plutôt marxiste. Ces penseurs comprennent le chômage comme l’envers de la médaille de la transformation du travail et plus particulièrement de la généralisation du salariat. Leurs études se focalisent plus sur les batailles des travailleuses et travailleurs afin de changer leurs conditions de vie. Le phénomène que l’État désignera « chômage » existait avant son intervention et ces travaux font une histoire vue « d’en bas » afin de comprendre comment ces nouvelles désignations sont imposées « d’en haut » et de relever les résistances qui y sont opposées, l’idée étant de partir de la perspective de la classe ouvrière. Ainsi, lors des premières manifestations de sans-travail en Angleterre en 1817, le terme « chômage » n’existait pas, mais la situation vécue n’en était pas moins réelle. Les élites voyaient les sans-emploi comme une menace et cherchaient à endiguer, à contrôler et à réguler leurs multiples mouvements de revendications, par des interventions souvent philanthropiques et parfois étatiques. Bref, dans cette perspective, le chômage précède en quelque sorte son « invention ».

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Jean-Philippe Bernard

Publié le 20 juin 2016*

Jean-Philippe Bernard est candidat au doctorat en histoire à l’UQAM sous la direction de Magda Fahrni et la codirection de Karine Hébert. Ses recherches portent sur les programmes de colonisation au Québec pendant la Grande Dépression. Plus spécifiquement, il cherche à retracer l’expérience et le vécu des colons à travers les questions de genre et de citoyenneté par l’entremise des relations avec l’État québécois. Dans le cadre du colloque Question sociale et citoyenneté, il propose une communication intitulée « De désirable à indésirable. Le choix des colons dans le mouvement de colonisation des années trente : le cas de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent » qui aura lieu dans le cadre d’un panel sur la pauvreté, le chômage et la formation de la classe ouvrière.


Entrevue par Benoit Marsan, en vue de la communication qui aura lieu le 31 août à 13 h 30 intitulée « De désirables à indésirables. Le choix des colons dans le mouvement de colonisation des années trente : le cas de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent ».


Benoit Marsan : En quoi la colonisation des espaces québécois au cours de la Grande Dépression s’articule-t-elle avec la question sociale?

Jean-Philippe Bernard : Malheureusement, l’historiographie ne s’est pas vraiment penchée sur cet aspect de la colonisation. Pourtant, juste pour l’Abitibi, c’est plus de 10 000 personnes qui ont été déplacées sous les différents programmes de colonisation durant les années 1930. Beaucoup de gens qui ont donc vécu – ou subi, selon les interprétations – cette aventure et ont ainsi été confrontés à la « question sociale » à travers ce processus. Notamment, cet aspect est central pour les colons dans leurs relations avec l’État ou encore dans la foulée de leurs décisions individuelles ou familiales. Pour faire bref, comme on ne s’est pas encore intéressé outre mesure à cette dimension de la colonisation, il est donc possible de réinterpréter ce phénomène historique à l’aune de la question sociale.

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Yves Denéchère

Publié le 16 juin 2016*

Yves Denéchère, professeur à l’Université d’Angers et directeur adjoint du Centre de Recherches Historiques de L’Ouest, est un chercheur dont les travaux se situent au croisement entre l’histoire sociale et l’histoire des relations internationales. Depuis quelques années, ses investigations portent sur l’enfance en tant qu’enjeu en période de fin de guerre. Il s’implique également dans le programme de recherche EnJeu[x] de l’Université d’Angers, un programme pluridisciplinaire qui s’intéresse à l’histoire de l’enfance et de la jeunesse. Ce programme, qui s’échelonnera jusqu’en 2019, vise à développer des partenariats internationaux. Dans sa contribution au colloque, il se penchera sur une organisation française, l’Association Jeunesse, qui a agi pendant la guerre d’Algérie pour venir en aide aux enfants dans les rues d’Alger, mais qui avait également comme objectif de ramener ces enfants algériens en France pour en faire des citoyens. Il propose d’analyser les motivations idéologiques et biopolitiques de cette organisation et pour ce faire il met à profit des sources orales.


Entrevue par Noémie Charest-Bourdon, en vue de la communication qui aura lieu le 1er septembre à 9 h 30 intitulée « L’enfance et la fabrique de citoyens français pendant et après la guerre d’Algérie l’Association Jeunesse à Alger et en France (1957-1980) ».


Les thématiques de la citoyenneté et de la mémoire sont au cœur des intérêts de recherche d’Yves Denéchère depuis le début de sa carrière. Que ce soit à travers le rôle des femmes françaises en relations internationales ou à propos de la circulation d’enfants et de réfugiés politiques suite à différents conflits militaires, ses travaux visent à documenter des dimensions souvent négligées de l’histoire politique et militaire et c’est d’ailleurs ce qui l’a mené à faire converger l’histoire sociale et l’histoire de la politique internationale. En s’intéressant aux guerres du second XXe siècle, il peut documenter ses recherches par des entrevues en plus des sources traditionnelles.

Noémie Charest-Bourdon : Décrivez-nous le parcours qui vous a mené à vous intéresser à l’enfance en contexte de guerre.

Yves Denéchère : J’ai commencé par faire de l’histoire très classique des relations internationales, en étudiant l’histoire des rapports entre la France et l’Espagne dans les années 1930. Je suis tombé sur l’histoire d’un homme qui m’a intrigué parce qu’il s’agit d’un des seuls ambassadeurs français à avoir été destitués pendant la guerre d’Espagne. J’en ai fait la biographie. Ce travail m’a mené à m’intéresser aux acteurs et aux personnalités dans les relations internationales. J’ai fait le constat qu’il y avait peu de femmes dans ces arcades diplomatiques et je me suis donc intéressé aux ambassadrices, puis aux femmes dans la construction européenne, là où elles semblaient plus nombreuses.

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De désirables à indésirables. Le choix des colons dans le mouvement de colonisation des années trente : le cas de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent

Jean-Philippe Bernard
Mercredi le 31 août 2016 à 13 h 30

La contribution de Jean-Philippe Bernard, doctorant en histoire à l’UQAM (Boursier CRSH), propose de considérer l’histoire de la colonisation des régions périphériques du Québec dans les années 1930 comme un exemple de régulation sociale mettant en jeu la notion de citoyenneté. En effet, les autorités, pour réduire le problème du chômage de masse des grandes cités laurentiennes, mettent sur pieds un dispositif de sélection des candidats à la colonisation selon des critères qui répondent à la définition du « bon citoyen ». C’est à travers une analyse de la fabrique des inégalités sociales et civiques dans les années 1930 que se prête cette étude innovante, qui confronte les normes publiques avec les stratégies individuelles autour de la figure, hautement investie politiquement au Québec, du colon.

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Un festin de Tantale : La faim, la famine et la formation de la classe ouvrière britannique entre 1830 et 1914

Sébastien Rioux
Mercredi le 31 août 2016 à 13 h 30

Sébastien Rioux, professeur adjoint de géographie à l’Université de Montréal, finalise actuellement une monographie, tirée de sa thèse de doctorat, intitulée Spaces of Distribution: The Political Economy of Food in Britain 1830-1914. Dans cette communication, il propose d’analyser comment la faim a pu constituer, au XIXe siècle britannique, une expérience de classe, constitutive de son identité sociale. À travers cette communication, S. Rioux proposera de s’interroger sur la façon dont le capitalisme régule par la faim le corps ouvrier et le corps social, et comment la lutte pour la survie et l’accès à la nourriture devient, au sein du peuple, une condition première d’exercice de la citoyenneté. L’intérêt de cette approche originale sera également d’apporter les outils de l’analyse géographique d’une part, à savoir les dimensions spatiales des phénomènes de famine, mais aussi de mobiliser les concepts des sciences politiques, cruciaux pour aborder la question de la citoyenneté.

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Réparer le citoyen : l’expertise et l’adaptation des enfants handicapés, 1965-2015

Julien Prudhomme
Vendredi le 2 septembre 2016 à 9 h

Julien Prudhomme, chercheur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) et professeur associé à l’Université du Québec à Montréal, est l’un des chercheurs actuellement les plus dynamiques dans le domaine de l’histoire sociale de la santé. Son livre récent sur l’histoire des professionnelles de la santé (2012) a été récompensé par un prix de l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il propose de mettre en lumière les enjeux propres au champ du handicap infantile au Québec au regard de l’objectif, fixé par les politiques de santé publiques depuis 1965, à savoir l’insertion des jeunes handicapés en tant que citoyens. À travers l’analyse des secteurs de la déficience intellectuelle, des troubles d’apprentissage et de l’autisme, J. Prudhomme étudiera comment les professionnels ont intégré cette perspective des droits dans leur pratique de soin et d’accompagnement social.

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