Pour « un gouvernement jeune et dynamique ». L’abaissement du droit de vote à 18 ans au Québec en 1964

Louise Bienvenue
Andréanne Lebrun
Jeudi le 1er septembre 2016 à 9 h 30

Spécialiste de la jeunesse et de l’éducation, Louise Bienvenue est membre du Centre d’histoire des régulations sociales depuis de nombreuses années. Elle fait aussi partie du comité d’organisation de ce colloque. Avec Andréanne LeBrun, elle participera à la séance « Âge et citoyenneté au milieu du XXe siècle » et analysera pour l’occasion un évènement qui cristallise les transformations survenues dans « l’économie des âges » au cours de cette période, soit l’abaissement de 21 à 18 ans de l’âge du suffrage en 1963. L’angle de l’âge sera donc ici privilégié pour aborder les redéfinitions de la question sociale au cours de cette décennie reconnue comme étant celle de la jeunesse.

Au cours de la décennie 1960, à la faveur d’une conjoncture historique particulière, le rapport entre jeunes et citoyenneté connaît une profonde mutation dans tout le monde occidental (Bantigny, 2007). Axée sur le cas québécois, cette communication mettra l’accent sur un évènement emblématique de cette transformation, soit l’abaissement de l’âge électoral de 21 ans à 18 ans, en 1963. Nous accorderons une attention particulière au traitement médiatique réservé à la question et aux arguments invoqués par ses promoteurs et ses opposants (politiciens, ailes jeunesse des partis politiques, groupes autonomes de jeunes, leaders étudiants, intellectuels, éditorialistes et autres observateurs sociaux). Ce faisant, nous tenterons de cerner de quelles transformations sociales plus profondes cette législation est l’indicatrice.

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